{"title":"terrain meuble","metaTitle":"terrain meuble · Halle Nord","uri":"program/terrain-meuble","label":null,"artists":[{"uri":"artists/monika-emmanuelle-kazi","title":"Monika Emmanuelle Kazi","firstname":"Monika Emmanuelle","surname":"Kazi","biography":"<p>Monika Emmanuelle Kazi est une artiste multidisciplinaire formée à la HEAD—Genève et basée à Genève. Née en 1991 en région parisienne, elle grandit entre Pointe-Noire au Congo et Paris en France. Après une première formation en architecture d’intérieur, elle invente en 2015 le terme <em>iso-object</em> (ISO cf. International Organization for Standardization), pour montrer comment les éléments de nos espaces de vie deviennent des images standards, sur lesquelles la corporéité s’appuie et se mêle. Sa pratique artistique s’intéresse aux manifestations de la mémoire corporelle au sein d’espaces domestiques, en explorant la charge émotive d’objets quotidiens, de gestes, de matières, d’architectures, comme autant de zones de contact poreuses, traces d’histoires en mouvement. Elle déploie des installations organiques, sous forme de scénographies performatives et textuelles.</p><p>Son travail a notamment été présenté au Palais de Tokyo (Paris) ; au Palais de l'Athénée (Genève) ; au MASI (Lugano) ainsi qu'au Frac Champagne-Ardenne (Reims). Lauréate du Bally Artist Award (2024) et du Prix Kiefer Hablitzel | Göhner (2021), Monika Emmanuelle Kazi est actuellement artiste en résidence au CERN à Genève, dans le cadre du programme Arts at CERN.</p><p><a href=\"https://monikaemmanuelle.com/\">https://monikaemmanuelle.com<br>/</a>\u2028<a href=\"https://www.instagram.com/monikaemmanuelle/\">https://www.instagram.com/monikaemmanuelle/</a></p><p></p>","externallinks":[]}],"isupcoming":true,"iscurrent":false,"duration":"durational","displayartistsname":false,"startdate":1797548400,"enddate":1801350000,"category":"Exposition","smalltext":"Une coproduction avec le centre culturel suisse, Paris et Haus für Kunst, Uri<br>Commissaires : Claire Hoffmann, Elise Lammer, Gioia Dal Molin","description":"<p>Dans <em>terrain meuble,</em> Monika Emmanuelle Kazi continue de s’intéresser à la cloison mobile, un élément architectural qu’elle avait déjà investi à travers la série Partition Walls initiée en 2025. Loin d'être simplement des éléments destinés à ordonner l'espace, les cloisons de Kazi sont envisagées comme des membranes poreuses où l’artiste archive des récits personnels, familiaux qui s’entremêlent aux trajectoires collectives. Pour Halle Nord, l’artiste développe une installation composée de quatre « murs » autant écrans que réceptacles qui constituent une scénographie en perpétuelle transformation. Potentiellement activée par des performances de l'artiste, l'installation semble s'animer, les cloisons changeant de position au gré des gestes qui les déplacent et des récits qu'elles accueillent.</p><p>Conçu en partenariat avec le <a href=\"https://ccsparis.com/evenements/monika-emmanuelle-kazi/\">centre culturel suisse</a> à Paris et le Kunsthaus Uri, <em>terrain meuble</em> se déploie dans des architectures distinctes, chacune inscrite dans une temporalité, une histoire matérielle et un contexte spécifique. L'œuvre ne se contente pas d'occuper ces espaces : elle se laisse affecter par eux, faisant de chaque présentation une nouvelle activation de la mémoire, enrichie de nouveaux éléments sculpturaux et performatifs qui viennent inscrire chaque chapitre de l’exposition dans son contexte unique. \u2028\u2028<br><br>Cette attention portée aux surfaces dans leurs contextes particuliers rejoint les réflexions de Beatriz Colomina, qui a montré combien l'espace domestique participe à la fabrication de l'intime. L'architecture n'est pas un décor neutre ; elle organise les relations, les regards, les façons d'habiter. Mais chez Monika Emmanuelle Kazi, cette logique se déplace. Ainsi, les cloisons ne prescrivent plus uniquement des usages : elles témoignent des vies qui les ont traversées. \u2028\u2028La réflexion menée par Kazi trouve aussi un écho dans les écrits de Nkgopoleng Moloi, dont la pensée se mêle à celle de l’artiste dans le développement de <em>terrain meuble.</em>&nbsp;Pour la critique sud-africaine, les espaces bâtis demeurent traversés par les circulations de l'histoire, des matières et des rapports de pouvoir.&nbsp;Pour la critique sud-africaine, les espaces bâtis demeurent traversés par les circulations de l'histoire, des matières et des rapports de pouvoir. Les bâtiments conservent les traces des déplacements, des échanges et des violences qui les ont façonnés, tout en laissant la possibilité à d'autres récits d’émerger. Cette lecture résonne particulièrement avec la pratique de Kazi, qui met en lumière les circulations matérielles et symboliques héritées de l’histoire coloniale — des matériaux de construction aux essences de bois, des formes architecturales aux imaginaires domestiques — sans jamais les réduire à un récit univoque.\u2028\u2028À rebours d'une lecture monumentale de l'histoire, <em>terrain meuble</em> privilégie ce qui demeure fragile, souvent invisible : les matières et les usages quotidiens notamment. L'œuvre donne ainsi à voir une mémoire qui ne s'inscrit pas dans les grands récits mais dans le résiduel, là où les héritages coloniaux continuent de façonner les espaces que nous habitons.</p><p>— Elise Lammer</p>","description_long":"","metainfo":[{"id":"0","title":"Vernissage :","description":"Jeudi 17 décembre, dès 18h"}],"embeds":"","medias":[],"floorplan":""}